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Jeudi 17 mai 2007 4 17 /05 /Mai /2007 21:51

L’écrivain Michel Butor a une relation très forte avec les œuvres d’art, que ça soit littérature, peinture ou musique. La modification de Michel Butor est une œuvre très riche en références à l’art comme les tableaux de célèbres peintres qui illustrent plusieurs périodes de la civilisation humaine et aussi les livres comme l’Enéide de Virgile.

Cette richesse en matières d’œuvres d’art et en références mythologiques ajoute une certaine originalité à l’œuvre, les images ajoutent un autre goût au texte qui attire le lecteur et le plongent dans un monde imaginaire.

Michel Butor dans cette œuvre, commence par évoquer le tableau du jugement dernier de Michel Ange qui est peint sur le mur de l'autel de la chapelle Sixtine au Vatican sur commande du pape Clément VII. Ce tableau illustre la scène du jugement dernier, c’est un tableau riche représentant le Christ levant sa main en signe de salut des anges et des gens qui sont autour de lui le jour du jugement dernier. L’évocation de ce tableau est faite lorsque Léon se rappelle de la visite qu’il a fait  en compagnie de Cécile à la Chapelle Sixtine, lorsque Cécile ; p 172  du roman ;  lui dit : « -Lesquels si nous enlevons et nous l’enlevons, tes prophètes, tes sibylles, ton jugement, ta création ? » 

            Dans la modification, Butor a exploité le thème de la descente aux enfers d’Enée qui figure au sixième chant dans l’Enéide de Virgile pour le mettre en relation avec la descente psychique aux enfers du héros de son roman Léon Delmont, qui va prendre conscience durant ce voyage de Paris à Rome, et va renoncer à son projet de ramener Cécile pour vivre avec lui à Paris. L’Enéide est évoquée pour la première fois dans ce roman à la page 82 comme simple livre dans la bibliothèque de Léon « Vous avez choisi le premier tome de l’Enéide dans la collection Guillaume Budé et vous l’avez ouvert au début du sixième chant », par la suite le texte de l’Enéide va être exploité dans le troisième chapitre de la modification.

Le chant VI qui constitue en quelque sorte un voyage initiatique, raconte la descente aux Enfers d’Enée pour trouver Anchise, , où il est mené par la sibylle de Cumes, découvre le pays des morts, mais également ses propres descendants. La sibylle de Cumes est citée dans la modification. La sibylle est définit comme étant un être humain élevé à une dimension surnaturelle supposé chargé par les dieux de transmettre des oracles aux hommes. Léon va lui aussi faire une descente aux enfers, mais qui est un peu différente de la descente d’Enée, cette descente va changer son projet de ramener Cécile à Paris. La rencontre de Léon avec la sibylle dans sa grotte s’est effectuée durant son rêve, le passage p215 cite « Pourquoi ne me parles tu pas ? T’imagines-tu que je ne sais pas que toi aussi tu vas à la recherche de ton père … Je ne veux rien sibylle, je ne veux que sortir de là, rentrer chez moi, reprendre le chemin que j’avais commencé », dans ce passage Léon est en dialogue avec la sibylle, il lui dit qu’il veut juste descendre aux enfers pour rentrer chez sa famille mais il est un peu perdu, elle lui parle d’un guide bleu des égarés qui peut l’aider mais il ne peut pas lire les consignes du guide, il demande le rameau d’or comme celui que Enée avait dans sa descente mais elle lui dit que ce n’est pas pour lui et elle lui donne 2 gâteaux brûlés au four. Cette descente aux enfers pour Léon n’est pas faite dans le but de retrouver ses racines mais pour se rappeler de certains événements passés qui lui feront changer d’avis pour retourner vers sa famille.

Chaque fois que Léon aperçoit la fumée il entre dans la peau du personnage de rêve, ce personnage est la conscience intérieure qui se réveille au fur et à mesure de la descente pour changer l’avis de Léon.

Le deuxième personnage mythique évoqué est l’homme à la barque appelé Charon dans l’Enéide, il est le gardien de la porte de l’enfer et il a pour rôle de faire passer sur sa barque, moyennant un péage, les ombres errantes des défunts à travers le fleuve Achéron  vers le séjour des morts. Dans la modification, Charon est nommé l’homme à la barque, dans le passage p 220  Léon va rencontrer l’homme à la barque qui va l’emmener à l’autre rive« Alors vient sur le fleuve boueux tourbillonnant une barque sans voile avec un vieillard debout armé d’une rame », dans la page 223 le vous devient il, Léon s’imagine dans la barque qu’on peut interpréter comme étant le compartiment du train« Il serrait  toujours dans ses mains les deux gâteaux marqués de paumes d’huile noire et de gouttes  de sang ».

Léon rêve de sa descente aux enfers et tient toujours les gâteaux dans sa main, le sang symbolise la douleur qu’il éprouve et la prise de conscience qui a surgit durant  le voyage, le sang symbolise aussi le sacrifice ; Leon va sacrifier son amour pour Cécile pour retourner près d’Henriette.

Michel Butor a bien exploité ces images mythologiques au sein de son texte pour l’enrichir et pour pousser le lecteur à aimer l’œuvre. L’évocation de ces références mythologiques a poussé Léon à modifier son projet de ramener Cécile à Paris.  Un texte réfère toujours à une image déjà conçue et connue par le lecteur, aussi le texte aide à concevoir une image mentale d’une scène.


 

Charon sur sa barque                                       La sibylle de cumes

Par maryamchawki - Publié dans : chawkisafiote
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Samedi 12 mai 2007 6 12 /05 /Mai /2007 11:20

    Dans le cadre de la deuxième édition des journées cinématographique organisé par la filière des études françaises au sein de la faculté poly-disciplinaire de Safi du 7au9mai2007, sous le thème « Nouvelle dynamique du cinéma marocain ».

 L’après midi du premier jour fut marqué par la projection du film « Ali Zawa » réalisé par Nabil Ayouch. Ali Zawa est un film qui raconte l’histoire de trois garçons de la rue, qui désirent enterrer leur ami Ali Zawa qui est mort suite à une pierre qu’un garçon du camp adversaire du nommé « Dib » a lancé sur lui. Beaucoup d’émotions et de messages sont véhiculés à travers ce film. A la fin du film, un débat fut animé avec les étudiants par les professeurs Rachid Naim, Ali Rahali et Moustafa Lamghari autour de la thématique du rêve, du statut des enfants de la rue, les tabous sociaux et plusieurs autres thèmes. 

      La matinée de la deuxième journée est marquée par une conférence dirigée par le professeur Moustafa Lamghari, autour du thème « Nouvelle dynamique du cinéma marocain », la première intervention est faite par monsieur Elmostafa Hadiya le doyen de la faculté poly-disciplinaire de Safi autour du thème « Cinéma marocain et développement social », il a souligné que le cinéma marocain  a connu une grande évolution depuis 1958 étalée sur plusieurs étapes. Il a aussi ajouté que le cinéma est une quête d’identité et de recherche de soi et que la question sociale influence beaucoup le cinéma. L’intervention de Mohamed Bakrim représentant du Centre cinématographique marocain a porté sur « Le renouveau du cinéma marocain », il a parlé de l’enseignement du cinéma aux étudiants comme métier, de la richesse que le Maroc connaît au niveau de la production cinématographique (16films programmés pour sortir d’ici fin2007), enfin il a parlé du fond d’aide à la production cinématographique accordée par le C.C.M. La troisième intervention, faite par le professeur Naim qui a choisi comme sujet « Le cinéma et l’université : croisements et convergences », il a parlé du rôle que l’université peut jouer pour promouvoir le cinéma à travers l’enseignement du cinéma au sein des universités.

Le réalisateur Kamal Kamal a parlé brièvement du pouvoir du cinéma dans la société, il a raconté une petite anecdote à ce propos, pour appuyer le fait que le cinéma peut changer quelques idées. La conférence s’est terminée par un débat avec la participation effective des étudiants.

L’après midi, deux projections de films étaient au programme : « La symphonie marocaine » en présence de son réalisateur Kamal Kamal, qui a fait un petit débat avec les étudiants autour de la réalisation de son film et « La plage des enfants perdus » de Jilali Ferhati.

La matinée du mercredi9mai fut marquée par deux ateliers en parallèle : Atelier d’analyse de quelques courts métrages de Noureddine Lakhmari aminé par les professeurs R.Naim et A.Rahali, et l’atelier d’écriture de scénario animé par Mme V Dubois et Mme L.Cheradi qui est une script. La participation aux deux ateliers fut nombreuse de la part des étudiants.

La clôture de ces journées cinématographique s’est terminée l’après midi avec la projection du film « Mille mois » de Faouzi Bensaidi, que le public n’a pas pu terminer les 15minutes restantes à cause d’une petite panne de L’appareil de projection du film.

Par maryamchawki - Publié dans : ciné-club
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Dimanche 6 mai 2007 7 06 /05 /Mai /2007 21:29

Safi : destination de rêve pour un sport extrême

           

Safi est une ville côtière de l’océan atlantique située sur l’axe Casablanca –Agadir, côtoyant également deux agglomérations portuaires qui sont El Jadida et Essaouira. Safi est connue par sa poterie qui est d’une très bonne qualité, aucun touriste ne peut passer par Safi sans prendre des souvenirs en poterie comme les petits vases ou les tagines.

            Safi est dotée d’une grande richesse halieutique reconnue sur le plan national et international, d’ailleurs elle est nommée la capitale de la sardine. Vous ne pouvez pas passer par Safi sans goûter les poissons délicieux au village du poisson à Sidi Bouzid.

            Dans la falaise de Sidi Bouzid  se trouve un site touristique récemment aménagé dont beaucoup de gens ne connaissent pas la valeur, c’est Rass AlAfaa.

            Dans ce site beaucoup de jeunes safiots pratiquent un sport qui était vu seulement à la télévision dans les plages de Hawaï ou de Florida, ce sport qui fait partie des sports extrêmes est le « Surf ».

            Safi abrite l’une des 10meilleures vagues de surf dans le monde, selon un classement fait par le magazine « Surf ». La bonne qualité de la vague de Safi est due aux grosses dépressions, surtout en automne, vu la structure géographique de la falaise de Sidi Bouzid, ce qui permet de surfer sur des vagues parfaites. La vague de Safi est longue, tubuleuse et rapide. La distance à surfer est plus de 800m, ce qui incite des surfeurs professionnels à venir surfer à Safi et aussi dans les plages environnante de Safi comme la plage de Lala Fatna au sable d’or.

Selon les témoignages de surfeurs internationaux, la vague de Safi rend fous tous les surfeurs qui l’affrontent, alors bienvenue à tous les mordus du surf grands et petits, car il y a aussi un club d’initiation au surf pour les enfants.


Alors à vos planches et bonne session de surf.

Par maryamchawki - Publié dans : infos safiotes
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Mardi 17 avril 2007 2 17 /04 /Avr /2007 18:39
Je vous présente un nouveau Dj qui va animer toutes les pistes de dance.
Dansez bien et amusez vous
Par maryamchawki - Publié dans : chawkisafiote
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Samedi 7 avril 2007 6 07 /04 /Avr /2007 12:03

Le thème majeur de la 5ème édition du festival « Lumières de Safi » du cinéma francophone est « le cinéma et la guerre ». J’ai assisté à deux films qui traitent cette problématique, le premier film est « Indigènes » réalisé par Rachid Bouchareb avec Jamal Debouze, Rochdy Zem, Sami Naceri et Sami Bouajila, le deuxième est un film documentaire « la couleur du sacrifice » réalisé par Mourad Boucif avec Mohamed Mechti, Driss Allaoui, Abdeslam Triback , Benaboud Bennacer, Baba Sada Sy, Maurice Rives, Emmanuel Blanchard et d'autres.

Les deux films traitent le même thème mais de manière différente, celui des soldats maghrébins  et africains des colonies françaises qui ont participé à la libération de la France de l’occupation allemande, et qui ont aussi participé à la guerre d’Indochine et ce qu’ils ont subit durant et après la guerre.

« Indigène » parle du parcours de 4 soldats  marocains et algériens qui ont participé à la libération de la France lors de la 2ème guerre mondiale de l’occupation allemande, chacun d’eux a sa propre histoire et les raisons pour lesquels il combat pour la France.

Le deuxième film, « la couleur du sacrifice » est un film documentaire qui retrace le parcours des soldats maghrébins depuis le recrutement qui s’est fait parfois avec force, même pour des mineurs à qui l’age a été falsifié, en passant par les deux guerres et la guerre de l’Indochine, jusqu’à la situation actuelle et misérable de ces retraités qui ne veulent rien sauf avoir leurs droits pour revenir auprès de leurs familles pour vivre et mourir en paix. Ce film est riche en témoignages réels des ex-soldats maghrébins et africains, d’infirmières, de journalistes, de juristes, de représentants d’associations et d’avocats ; il est aussi riche d’images réelles de la guerre.

 Les soldats souffrent beaucoup et vivent dans des conditions misérables avec un salaire de 60€ par mois, qui ne survient pas à tous leurs besoins, eux qui ont défendu de toute leurs force pour la liberté de la France.

Ces films ont contribué à faire bouger cette situation des soldats retraités qui fut gelée durant plusieurs années, et inciter le gouvernement français à reconnaître les droits de ces combattants qui ont libéré la France et leurs donner les droits qu’ils méritent.
Par maryamchawki - Publié dans : ciné-club
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